M&M’s à l’insecte parasite péruvien !

Voici ce qu’on peut lire sur le site de M&M’s…

Les M&M’s® contiennent par ordre d’importance 70% de chocolat au lait, sucre, pâte de cacao, lait écrémé en poudre, beurre de cacao, matières grasses d’origine végétale, lactose, sirop de glucose, lécithine de soja (émulsifiant), amidon, colorants (E104, E120, E132, E133, E153, E160e, E171, E172), dextrine, agents d’enrobage (cire de carnauba), arômes, sel, huile végétale.

L’innocuité de tous les ingrédients utilisés dans les produits My M&M’s® a été établie et l’utilisation de ces ingrédients est conforme à la réglementation en vigueur.
L’encre utilisée pour l’impression du logo et de vos messages est totalement comestible. Il s’agit d’une encre alimentaire composée d’ingrédients respectant toutes nos normes les plus strictes de pureté et de qualité.

Regardons en détail la liste des colorants

Les colorants à usage libre, sans limitation aucune :

  • E153 Charbon végétal
  • E171 Dioxyde de titane
  • E172 Oxydes et hydroxydes de fer

Tous ces colorants sont naturels, les 2 derniers étant des colorants minéraux.

En général d’ailleurs, les fabricants n’indiqueront pas E150a mais plutôt « colorant : caramel » dans leur liste d’ingrédients. C’est plus « vendeur ». Chaque fabricant est libre d’indiquer soit le code E du colorant, soit « colorant  » suivi du nom du colorant.

Mais également, les colorants à quantité limitée :

  • E104 Jaune de quinoléine (artificiel)
  • E120 Carmin de cochenille (colorant naturel d’origine animale : la cochenille est un insecte)
  • E132 Indigotine (naturel ou artificiel)
  • E133 Bleu brillant FCF (artificiel)
  • E160e Beta-apo-caroténal-8′ (C30) (naturel),

Parmi les risques potentiels, hormis le risque allergique (avéré en quantité trop importante pour le E120) il y a une suspicion de certains colorants dans les problèmes d’hyper-activité. De nombreuses études ont eu lieu, aucune n’arrivant à prouver scientifiquement une relation de cause à effet pour l’hyper-activité. Néanmoins, certains doutes subsistent, entraînant, par mesure de précaution, une obligation de quantité limitée.

Bien entendu, cette quantité limitée par produit alimentaire ne veut rien dire si vous vous gavez au lieu d’avoir une consommation normale. Soyez vigilants, c’est comme avec les produits édulcorés à l’aspartame : trop en consommer peut être nocif.

Regardons de plus prés le E120 Carmin de cochenille… L’additif « E 120″ aussi désigné par l’appellation « acide carminique » ou « carmin », est un colorant rouge d’origine naturelle fréquemment employé dans les produits alimentaires, notamment dans la charcuterie et la confiserie et les produits de beauté.

Les cochenilles sont des insectes parasites  des plantes, appartenant à la super-famille des Coccoidea.

Ce colorant est extrait des carcasses broyées de la femelle de la cochenille, un insecte hémiptère, qui est tuée par exposition à la chaleur du soleil ou par immersion dans de l’eau bouillante.

La cochenille qui produit le carmin se reproduit naturellement sur les figuiers de Barbarie des régions andines désertiques.

Le Pérou, premier fournisseur de carmin de cochenille, assure 80 % de la production mondiale, dont 60 % sous forme d’insectes et 40 % sous forme de cochenille. La cochenille y est récoltée sur les figuiers de Barbarie et transportées dans les usines d’extraction du colorant à proximité des zones de production. Les insectes cueillis à la main sont séchés au soleil avant d’être vendus aux transformateurs de carmin à Lima. La poudre de carmin est produite par séchage de la précipitation d’un filtrat obtenu en ébouillantant les insectes femelles desséchées pour ensuite filtrer le résidu avant de passer à la précipitation, au lavage et au séchage du produit final.

La vente de ce colorant utilisé en alimentation, confiserie et pour la fabrication de médicaments ou de produits de beauté a été dopée par les interdictions de certains colorants de synthèse et la demande du public pour des produits plus « naturels ».

En 2005, environ 50 000 personnes assuraient la récolte et la transformation au Pérou.. Les producteurs ne touchent actuellement que 10 % environ des revenus provenant de la transformation de la cochenille. Les intermédiaires et les producteurs de colorants ont la marge bénéficiaire la plus importante.

Avouez que si on vous avait dit que le colorant de la tomate pouvait être dangereux à haute dose, vous ne l’auriez pas cru ? Pourtant, le lycopène fait bien partie des colorants à quantité limitée.

Je vous laisse donc réfléchir attentivement à ce que vous considérez comme dangereux. La dangerosité des colorants cités dans cette partie est toute relative et purement liée à un principe de précaution. Mais également à l’impact social et économique que chacun de ces ingrédients peut induire.

Si vous voulez voir de quoi il en retourne au niveau de la gélatine (E441), regardez plutôt ce reportage… Dommage pour nos amis végétariens mais il faudra se passer des yaourts et bonbons.


Pour les musulmans, cette fabrication industrielle de la gélatine, même s’il y a eu déminéralisation et filtration reste une « najaçah », c’est à dire une substance comme l’urine, les selles, le pus ou le vomis ! Bon appétit !

Dernière minute : merci à Estebe de Goizetik, pour cette liste de « conservateur & additifs » publiée par l’hôpital de Villejuif. A télécharger ici et à diffuser le plus largement possible …Dans cette liste, notre E120 apparait dans la liste « TOXIQUES – CANCÉRIGÈNES »… finalement ce n’est pas parce qu’un colorant est d’origine naturelle qu’il n’en est pas moins dangereux pour la santé. (voir commentaire)