Au programme

Et nous les parents ?

On pouvait lire dans le Sud-Ouest du 9 juin, un article très intéressant sur « Isle mange bio » une l’association de Montpon en Dordogne qui a pour objectif d’approvisionner régulièrement les écoles.

Nous leur souhaitons beaucoup de succès dans leur entreprise et nous ne manquerons pas de les contacter pour en savoir plus. Cependant au delà de l’article, on peut noter un détail un peu inquiétant. Au bas de l’article se trouve un petit sondage qui s’adressent aux parents (et grand-parents) lecteur du quotidien…

Et là c’est  la claque, jugez plutôt… à l’heure où j’écris ce billet parmi les 715 personnes qui ont répondus, la majorité se pensent que le bio dans les cantines est « Un gadget inutile et coûteux » !

En gros les enfants, il faut comprendre que vous avez une (mal)chance sur trois pour vos parents pensent que ce que vous avez dans vos assiettes est très bien et que passer en bio serait un pur gadget…

Je m’interroge encore sur les arguments des quelques pour-cents qui pensent que cela irait jusqu’à dégouter leurs enfants du bio. Si vous avez des idées, débâtons-en dans les commentaires.

M&M’s à l’insecte parasite péruvien !

Voici ce qu’on peut lire sur le site de M&M’s…

Les M&M’s® contiennent par ordre d’importance 70% de chocolat au lait, sucre, pâte de cacao, lait écrémé en poudre, beurre de cacao, matières grasses d’origine végétale, lactose, sirop de glucose, lécithine de soja (émulsifiant), amidon, colorants (E104, E120, E132, E133, E153, E160e, E171, E172), dextrine, agents d’enrobage (cire de carnauba), arômes, sel, huile végétale.

L’innocuité de tous les ingrédients utilisés dans les produits My M&M’s® a été établie et l’utilisation de ces ingrédients est conforme à la réglementation en vigueur.
L’encre utilisée pour l’impression du logo et de vos messages est totalement comestible. Il s’agit d’une encre alimentaire composée d’ingrédients respectant toutes nos normes les plus strictes de pureté et de qualité.

Regardons en détail la liste des colorants

Les colorants à usage libre, sans limitation aucune :

  • E153 Charbon végétal
  • E171 Dioxyde de titane
  • E172 Oxydes et hydroxydes de fer

Tous ces colorants sont naturels, les 2 derniers étant des colorants minéraux.

En général d’ailleurs, les fabricants n’indiqueront pas E150a mais plutôt « colorant : caramel » dans leur liste d’ingrédients. C’est plus « vendeur ». Chaque fabricant est libre d’indiquer soit le code E du colorant, soit « colorant  » suivi du nom du colorant.

Mais également, les colorants à quantité limitée :

  • E104 Jaune de quinoléine (artificiel)
  • E120 Carmin de cochenille (colorant naturel d’origine animale : la cochenille est un insecte)
  • E132 Indigotine (naturel ou artificiel)
  • E133 Bleu brillant FCF (artificiel)
  • E160e Beta-apo-caroténal-8′ (C30) (naturel),

Parmi les risques potentiels, hormis le risque allergique (avéré en quantité trop importante pour le E120) il y a une suspicion de certains colorants dans les problèmes d’hyper-activité. De nombreuses études ont eu lieu, aucune n’arrivant à prouver scientifiquement une relation de cause à effet pour l’hyper-activité. Néanmoins, certains doutes subsistent, entraînant, par mesure de précaution, une obligation de quantité limitée.

Bien entendu, cette quantité limitée par produit alimentaire ne veut rien dire si vous vous gavez au lieu d’avoir une consommation normale. Soyez vigilants, c’est comme avec les produits édulcorés à l’aspartame : trop en consommer peut être nocif.

Regardons de plus prés le E120 Carmin de cochenille… L’additif « E 120″ aussi désigné par l’appellation « acide carminique » ou « carmin », est un colorant rouge d’origine naturelle fréquemment employé dans les produits alimentaires, notamment dans la charcuterie et la confiserie et les produits de beauté.

Les cochenilles sont des insectes parasites  des plantes, appartenant à la super-famille des Coccoidea.

Ce colorant est extrait des carcasses broyées de la femelle de la cochenille, un insecte hémiptère, qui est tuée par exposition à la chaleur du soleil ou par immersion dans de l’eau bouillante.

La cochenille qui produit le carmin se reproduit naturellement sur les figuiers de Barbarie des régions andines désertiques.

Le Pérou, premier fournisseur de carmin de cochenille, assure 80 % de la production mondiale, dont 60 % sous forme d’insectes et 40 % sous forme de cochenille. La cochenille y est récoltée sur les figuiers de Barbarie et transportées dans les usines d’extraction du colorant à proximité des zones de production. Les insectes cueillis à la main sont séchés au soleil avant d’être vendus aux transformateurs de carmin à Lima. La poudre de carmin est produite par séchage de la précipitation d’un filtrat obtenu en ébouillantant les insectes femelles desséchées pour ensuite filtrer le résidu avant de passer à la précipitation, au lavage et au séchage du produit final.

La vente de ce colorant utilisé en alimentation, confiserie et pour la fabrication de médicaments ou de produits de beauté a été dopée par les interdictions de certains colorants de synthèse et la demande du public pour des produits plus « naturels ».

En 2005, environ 50 000 personnes assuraient la récolte et la transformation au Pérou.. Les producteurs ne touchent actuellement que 10 % environ des revenus provenant de la transformation de la cochenille. Les intermédiaires et les producteurs de colorants ont la marge bénéficiaire la plus importante.

Avouez que si on vous avait dit que le colorant de la tomate pouvait être dangereux à haute dose, vous ne l’auriez pas cru ? Pourtant, le lycopène fait bien partie des colorants à quantité limitée.

Je vous laisse donc réfléchir attentivement à ce que vous considérez comme dangereux. La dangerosité des colorants cités dans cette partie est toute relative et purement liée à un principe de précaution. Mais également à l’impact social et économique que chacun de ces ingrédients peut induire.

Si vous voulez voir de quoi il en retourne au niveau de la gélatine (E441), regardez plutôt ce reportage… Dommage pour nos amis végétariens mais il faudra se passer des yaourts et bonbons.


Pour les musulmans, cette fabrication industrielle de la gélatine, même s’il y a eu déminéralisation et filtration reste une « najaçah », c’est à dire une substance comme l’urine, les selles, le pus ou le vomis ! Bon appétit !

Dernière minute : merci à Estebe de Goizetik, pour cette liste de « conservateur & additifs » publiée par l’hôpital de Villejuif. A télécharger ici et à diffuser le plus largement possible …Dans cette liste, notre E120 apparait dans la liste « TOXIQUES – CANCÉRIGÈNES »… finalement ce n’est pas parce qu’un colorant est d’origine naturelle qu’il n’en est pas moins dangereux pour la santé.

« une agriculture sans pesticides, simple utopie ou réel défi? »

Le mardi 23 mars 2010 à 20h30, au cinéma « Le Vauban » de Saint Jean Pied de Port, le lycée de Navarre organise une table ronde puis deux conférences avec Marc Dufumier et Stéphane Veyrat.

Le professeur Dufumier est enseignant-chercheur à AgroParisTech et membre du comité de veille écologique de la Fondation Nicolas Hulot.

Pour ceux qui ne le connaisse pas, Stéphane Veyrat est le dynamique directeur de l’association « UnPlusBio » et il fut le conseiller technique (et même acteur) de notre film, désormais culte, « nos enfants nous accuseront ».

Au programme de cette 2ème édition des journées bio du lycée de Navarre.

  • Matin (1ère partie, 8h30 à 12h30), au Lycée de Navarre : table ronde « Comment pérenniser une politique volontariste d’introduction de produits biologiques dans nos établissements ? », animée par Stéphane Veyrat
  • Midi (11h30 à 13h30) : repas bio fabriqué par le Lycée de Navarre et expositions des travaux des élèves
  • Début d’après-midi (2ème partie : 13h30 à 15h30), au Lycée de Navarre : synthèse des travaux de la table ronde du matin
  • Fin d’après-midi (16h00 à 17h15), au Lycée de Navarre : conférence de Marc Dufumier à destination des élèves. Lancement de la conférence par les élèves des 2 classes pilotes « développement durable » du lycée
  • Soirée (20h30 à 22h30), au cinéma Le Vauban : conférence publique de Marc Dufumier sur le thème « Une agriculture sans pesticides, simple utopie ou véritable défi ?»

Pour en savoir plus sur Marc Dufumier, je vous invite à regarder cette excellente vidéo. Il nous explique que l’on pourrait finalement nourrir correctement chaque terrien et qu’il existe même à l’échelle mondiale, une paradoxale production excédentaire !

Un jour végétarien dans les cantines new-yorkaises

Après la Belgique, c’est la ville de New-York qui envisage de créer un jour végétarien dans ses cantines. Si ce nouveau rituel entrait en vigueur, il y aurait un impact direct sur la consommation de viande mais aurait surtout une valeur pédagogique pour apprendre aux générations futures à se nourrir autrement.

L’initiative est soutenue par des assos écolos, qui rappellent que la consommation quotidienne de viande fait partie des facteurs importants de la dégradation de notre éco-système : émissions de CO2, consommation d’eau, hold-up sur les terres agricoles, l’élevage intensif fait mal à la planète.

Pour sensibiliser toute la population à ce “meatless mondays”, l’association du même nom met en ligne des “recettes du lundi” comme le potage de carottes aux chips de panais ou le wrap épinard-tofu. Et pour convaincre les récalcitrants pour qui l’american way of life passe par le hamburger, ils adaptent une à une les recettes des muffins et autres hot dogs si prisés pour inventer leurs antidotes éco-compatibles.

Un travail de titan, sans doute, au pays de la malbouffe mais qui rencontre un écho croissant.

voir : www.meatlessmonday.com